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Le SCoT : Un projet pour 15 ans

Le SCoT chez vous !
 

Interview de Lydia Barrès

Employée dans une agence immobilière à Thonon.


Depuis quand êtes-vous chablaisienne ?

Nous sommes arrivés il y a maintenant deux ans. Mon mari a été muté à Thonon et nous venons de la région parisienne.

Comment trouvez-vous le Chablais ?


Nous ne sommes pas venus par choix dans la région mais nous ne sommes  pas déçus d’être là ! Il y a tout ce qui nous plaît ici : le lac,  les montagnes. C’est beau ! On a trouvé tous les deux du travail. En revanche, la vie est chère. Les courses sont aussi chères qu’à Paris !
C’est une région dynamique et là, je suis assez étonnée. Par exemple avant, on habitait dans une ville qui avait le même nombre d’habitants que Thonon. Il n’y avait pas tous ces services et ces commerces. A Thonon, on peut vivre en quasi autonomie, on peut tout faire et tout trouver. C’est une force pour une région.

Votre travail en agence immobilière vous donne-t-il un éclairage différent sur le Chablais ?

Oui, c’est très dur pour des gens qui sont jeunes ou qui travaillent tous les deux en France de se loger ou d’accéder à la propriété. Il n’y a pas assez de logements neufs et de locations. Et quand il y en a, c’est très cher forcément ! Les jeunes vont sans doute avoir le désir de partir, tout simplement parce qu’ils ne pourront pas rester. Ils vont découvrir d’autres régions et d’autres villes et peut-être ne reviendront-ils pas !

Que faudrait-il faire ?

La création d’universités ou d’écoles de second cycle serait à mon avis indispensable. Il y a beaucoup de jeunes dans le Chablais et je trouve que c’est dommage qu’à partir de la terminale, ils soient obligés de partir à Lyon ou Grenoble !
Et il y a autre chose qui m’inquiète un peu. C’est la dépendance du Chablais vis-à-vis de la Suisse. Si il y a une crise en Suisse, ce sont les Chablaisiens qui seront licenciés les premiers. Et ça, c’est dangereux.

Quelles sont vos préconisations ?

Il faudrait  une économie locale bien plus forte que ce qu’elle est actuellement. En renforçant le tourisme bien sûr, parce que j’ai l’impression que les touristes qui sont là ne sont que de passage, mais aussi les petites entreprises locales.

 

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